Rapport annuel d’activites de l'ONG de l'année 2014

INTRODUCTION

Malgré l’existence du cadre juridique, de mécanismes institutionnels mis en place pour rendre effective l’instauration de l’égalité femmes-hommes au Burkina Faso et des avancées notoires, il existe encore dans divers domaines, de nombreux obstacles qui freinent le respect des droits des femmes et des enfants. Les inégalités sont significatives par genre, les pratiques traditionnelles telles que Les mariages précoces, les mutilations génitales demeurent des pratiques courantes du fait de la pauvreté, des pesanteurs socio-culturelles et des facteurs sociologiques.
Les Mutilations Génitales Féminines sont une pratique assez répandue au Burkina Faso. Elles consistent à une ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toutes autres manipulations des organes génitaux féminins pratiquée pour des raisons non médicales.
Selon une enquête terrain 2006 commanditée par le Comité National de Lutte contre la Pratique de l’Excision (CNLPE) afin d’évaluer quinze ans de lutte contre la pratique de l’excision, de 1990 à 2005, le taux de prévalence de l'excision varie d'une province à l'autre. En effet, il est de 49,5% pour l’ensemble du Burkina Faso et couvre les tranches d’âge de 0 à + de 60 ans. Le taux le plus élevé est enregistré dans la province du Passoré (69,78%), suivie par les provinces du Yagha (69,04%) et du Soum (66,88%). Les régions à fortes pratiques d’excision sont celles du Nord (63,08%), du plateau central (62,63%) et du sahel (57,34%).
Selon les résultats de l’enquête démographique de santé au Burkina Faso 2010, la pratique des MGF touche 76% des femmes de 15 à 49 ans (EDS 2010).Toutefois, il convient de relever qu’au sein de la génération grandissante la proportion des femmes excisées montre une tendance encourageante.
En effet, le taux de prévalence est passé de 96% en 1996 à 20% en 2003 et de 13,3% de filles de 0 à 14 ans en 2010.
Les statistiques fournies par le CNLPE indiquent qu’en 2013, cent cinquante quatre (154) filles ont été excisées. La situation reste donc toujours préoccupante et justifie le fait que les actions doivent se poursuivre pour faire de la tolérance zéro aux Mutilations Génitales Féminines et aux mariages d’enfants une réalité au Burkina Faso.
La pratique des Mutilations Génitales Féminines et les mariages d’enfants constituent des violations des droits de la femme car elles portent atteinte au:

  • droit à la santé ;
  • droit à l’intégrité physique ;
  • droit reproductif ;
  • droit sexuel ;
  • droit à la vie

Pour ce qui est des mariages précoces ou mariages d’enfants, selon l’Enquête Démographique et de Santé (EDS, 2003), l’âge médian de l’entrée en première union des femmes de 25 à 49 ans au Burkina Faso est de 17,7 ans. Toujours selon cette étude, 63% des filles issues du milieu rural étaient mariées ou en concubinage avant 18 ans contre 22% en milieu urbain. Une autre étude de l’INSD/UNICEF en 2008, fait ressortir que parmi les femmes de 15 à 49 ans, 23% sont déjà mariées ou vivent en union libre dont 30,9% d’entre elles sont en milieu rural contre 9,5% en milieu urbain. La pratique est particulièrement répandue dans les régions de l’Est et du sahel, avec respectivement un taux de prévalence de 64,3% et de 38,4%.

C’est dans ce contexte que l’ONG Voix de Femmes a fait de la promotion des droits des femmes et des enfants son cheval de bataille depuis sa création, en mettant en œuvre des activités de lutte contre les mutilations génitales féminines, les mariages d’enfants et l’amélioration de la santé sexuelle et reproductive des femmes et des adolescents. Pour atteindre les objectifs poursuivis, Voix de Femmes a initié le Centre pour le Bien-être des Femmes et la prévention des mutilations génitales féminines/Gisèle KAMBOU (CBF/GK) en partenariat avec l’Association Italienne Femmes pour le Développement (AIDOS). C’est un centre qui aborde la question de la santé reproductive des femmes avec une approche holistique, où il ne s’agit pas seulement de l’absence de maladie à travers la prévention et les soins, mais d’un état complet de bien-être, physique et psychologique.

Le CBF est un centre multidisciplinaire qui offre des services en matière de Santé Sexuelle et Reproductive, d’assistance judiciaire, de prise en charge psychologique, et de mobilisation communautaire.
Le présent rapport a pour but de faire le point des différentes réalisations de l’ONG au cours de l’année 2014.

I. PRÉSENTATION DE VOIX DE FEMMES

I.1. création, missions et objectifs
Voix de Femmes a été créée en septembre 2000 (Récépissé N°2000 428 MATDS/SG/DGAT/DLPAP du 05 octobre 2000 et a été reconnue par les autorités burkinabè comme ONG en 2005. Elle entretien avec le gouvernement burkinabè un partenariat formel à travers la convention n°000020 du 21 septembre 2005. Voix de Femmes regroupe aujourd’hui une centaine de membres actifs.

L’ONG se veut être un organe catalyseur cherchant à apporter sa part contributive pour la promotion de la femme dans tous les domaines notamment juridique, socio-économique, politique et culturel. Dans cette optique, elle mène des actions de proximité de plaidoyer, d’information, éducation et communication en direction de la population notamment des femmes et les enfants burkinabè afin qu’ils soient de plus en plus aptes à s’assumer entièrement et à tirer judicieusement profit des droits qui leur sont reconnus.

Pour la réalisation de ses actions, Voix de Femmes dispose de compétences diverses dotées d’une très grande expérience individuel. Voix de Femmes est membre de l’observatoire indépendant des élections (OIE) et du Comité interafricain sur les pratiques traditionnelles ayant effet sur la santé des femmes et des enfants (CI-AF), de la Coalition nationale contre les mariages d’enfants, et de la coalition nationale pour la généralisation de l’enseignement des contenus sur les MGF dans le système éducatif au Burkina Faso. La présidente de Voix de femmes assure aussi la Présidence du CI-AF.

  • Vision
    Voix de Femmes œuvre au quotidien pour que sa vision : un monde où les droits des femmes sont connus et entièrement respectés par tous soit une réalité.
  • Mission
    Sa mission est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations notamment celles des femmes.
  • Objectifs
    Son Objectif général est de contribuer à la promotion et à la protection des droits des femmes. De façon spécifique, IL s’agit pour l’ONG de:
  • contribuer à l’amélioration et à la promotion de la Santé Sexuelle et Reproductive de la femme burkinabé ;
  • assurer l’empowerment (autonomisation) des femmes ;/p>
  • contribuer au développement des comportements favorables aux droits des femmes ;
  • contribuer à l’application effective des textes juridiques de protection des droits des femmes ;
  • lutter contre les violences faites aux femmes (MGF) ;⦁ contribuer à l’amélioration de la situation économique des femmes au Burkina Faso ;
  • assurer le plaidoyer et le lobbying.

Les ressources de Voix de Femmes

Voix de Femmes Pour la réalisation de ses actions, dispose de compétences diverses (magistrats, juristes, avocat, professionnels de la santé, de l’éducation, du social, communicateurs, secrétaires, ingénieur d’élevage, chimiste et possède un cadre physique qui est le Centre pour le Bien-être des Femmes et la prévention des mutilations génitales féminines Gisèle KAMBOU (CBF/GK). Ce cadre, symbole même du dynamisme de l’ONG et de son ancrage institutionnel lui sert de siège et est situé au secteur 42, ex secteur 27. Il comporte un service de santé, un service de conseil psychologique et une clinique juridique, divers bureaux et une salle de conférence équipée.
Ce centre est une initiative de Voix de Femmes (VDF) en partenariat avec l’Association Italienne Femmes pour le Développement (AIDOS).
Son Objectif Principal est de promouvoir et expérimenter l’approche intégrée à la santé physique et psychologique des femmes en particulier la santé sexuelle et reproductive (SSR) y compris la prévention et le traitement des conséquences des mutilations génitales féminines (MGF).

Ses objectifs spécifiques sont:

  • Susciter l’affirmation des droits des femmes et le renforcement de leur rôle au sein de la famille, de la communauté et de la société en général ;
  • Contribuer à l’amélioration de l’état de santé des femmes ;
  • Assurer la création d’un environnement culturel favorable au changement de comportements, en particulier à l’abandon des MGF.

Les ressources humaines

Voix de Femmes a un personnel pluridisciplinaire reparti en agents permanents et non permanents.
Personnel Permanent:

  • Une Directrice du centre Médecin dentiste
  • Un Coordonnateur de Voix de Femmes (VdF) (Administrateur des affaires sociales et sociologue).
  • Une secrétaire
  • Deux Techniciens d’Appui Communautaire
  • Une secrétaire-comptable
  • Une sage-femme
  • Une infirmière
  • Un chauffeur
  • Trois gardiens (un de jour et deux de nuit)
  • Deux femmes de ménage.
  • Personnel non permanent:
  • Une gynécologue
  • Une avocate
  • Un psychologue

I.3. Les principales réalisations de Voix de Femmes

Depuis sa création ,Voix de Femmes développe des activités éducatives, d’accompagnement juridique et psychologique, de promotion de la santé sexuelle et reproductive avec un accent particulier sur la prise en charge des séquelles d’excision, le renforcement des capacités économiques des femmes, la mobilisation des communautés contre les violences à l’égard des femmes et des enfants ainsi que le plaidoyer au niveau national, régional et international. Elle apporte sa contribution au renforcement de la protection et au soutien aux PVVIH et personnes affectées par le VIH et autres groupes spécifiques au Burkina Faso.

Les interventions de Voix de Femmes sont de trois types :

  • les prestations offertes par le Centre pour le Bien-être des Femmes et la prévention des mutilations génitales féminines Gisèle Kambou (CBF/GK) ;
  • les activités hors centre ;
  • la contribution de l’ONG aux grands évènements nationaux de promotion des droits des femmes et des enfants.

II. LES ACTIVITES REALISEES
II.1. LES PRESTATIONS OFFERTES PAR LE CENTRE POUR LE BIEN ÊTRE DES FEMMES
Depuis sa création en 2007, le Centre pour le Bien être des Femmes (CBF) mène des activités de mobilisation communautaire et développe une approche intégrée pour la santé physique et psychologique des femmes et des enfants en particulier ainsi que la santé sexuelle et reproductive (SSR) y compris la prévention et le traitement des conséquences des mutilations génitales féminines (MGF). Depuis janvier 2014, le centre avec l’accompagnement de AIDOS et en partenariat avec d’autres organisations de la société civile met en œuvre un programme de prévention des violences faites aux enfants et la prise en charge des victimes. Le centre assure des prestations individuelles au profit des femmes, des hommes, des adolescents et des enfants victimes de violences en matière de screening, de consultations psychologiques et juridiques et de prise en charge sanitaire.
Les techniciens d’appui communautaires assurent la mobilisation sociale pour la participation communautaire autour des activités du centre. Ils contribuent également à sensibiliser les communautés avec l’appui des acteurs communautaires sur les violences faites aux enfants, les mariages d’enfants, l’excision et assurent le suivi des enfants victimes de violences. Les activités de sensibilisation menées par Voix de Femmes ont touché en 2014 environ 52 133 personnes. Le dépistage du cancer du col de l’utérus a concerné 154 femmes, 6 cas positifs diagnostiqués et traités ou référés.
L'ONG VdF met en œuvre depuis janvier 2014, à travers le CBF, le programme intégré de « prévention des violences faites aux enfants et la prise en charge des victimes au secteur 42 de l’arrondissement 10 de la ville de Ouagadougou».
Ledit programme a comme objectif général de contribuer à l’éradication de toutes formes de violences à l’égard des enfants au Burkina Faso,
Le programme vise les objectifs spécifiques suivants :
l’Objectif spécifique 1 : Contribuer à la protection des droits des enfants et des adolescents de Ouagadougou à travers l’offre de services intégrées pour la prévention, le repérage des violences faites aux enfants et la prise en charge, la réhabilitation des victimes.
l’Objectif spécifique 2 : Contribuer à la protection des droits des enfants et à l’abandon des pratiques traditionnelles néfastes (PTN) telles que les mariages précoces et les mutilations génitales féminines. Cet Objectif sera atteint une fois réalisées les outputs et réalisations suivantes :
l’Objectif spécifique 3 : Renforcer les capacités techniques et administratives des organisations de la société civile burkinabé au niveau de l’offre de services intégrés pour la protection des enfants
A la fin de la mise en œuvre du programme les résultats attendus sont :
Résultat 1 : Environ 4,000 enfants et adolescent(e)s de Ouagadougou victimes de violence ou à risque de MGF ou de mariage forcé ont accès à une palette de services intégrés du CBF et de son espace jeunes (santé / psychologie / juridique / éducation / travail). Environ 300 enfants et adolescent(e)s victimes de violence ont accès à des programmes d’alphabétisation et de formation
Résultat 2 : Les enfants/adolescents cibles connaissent leur droits, font entendre leur voix dans un contexte sur et confidentiel et produisent du matériel multimédia de plaidoyer et sensibilisation sur leurs droits (ex : pièces de théâtre, spot vidéo/radio, clips musicaux, etc).
Résultat 3 : Les systèmes et des mécanismes qui encouragent les enfants/adolescents à revendiquer leurs droits dans un environnement sûr et protégé sont améliorés.
Résultat 4 : Meilleure compréhension par les enfants, les adolescents, les individus, les familles et les communautés des questions qui touchent aux droits des enfants et des enjeux et opportunités en la matière.
Résultat 5 : Les capacités et les compétences des enfants, des individus, des familles et des communautés afin qu'ils développent et mènent des actions de sensibilisation pour la protection de l’enfance sont renforcées.
Résultat 6 : Un environnement protecteur des droits des enfants et favorable à la prévention et à l’abandon des pratiques traditionnelles néfastes (PTN) est crée
Au cours de l’année 2014 les activités suivantes ont été menées :

  • Les activités de renforcement des compétences des membres de l’ONG, des agents de mise en œuvre des activités et du public cible (enfants et des éducateurs et encadreurs de l’enfance);
  • Les activités d’animation ;
  • Les activités intégrées de prise en charge sociale, sanitaire, psychologique et juridique
  • La journée porte ouverte
  • Les activités administratives
  • Les activités de suivi et de coordination

    II.2. LES SERVICES INDIVIDUELS OFFERTS PAR LE CBF
    Des consultations sanitaires, psychologiques et juridiques ont été offertes par le CBF au profit de la population des secteurs 42 et environnants. Le nombre total de dossiers ouverts pour ces différentes consultations est de dont 1935 nouveaux et 2470 anciens.

Tableau 1: Fréquentation du CBF pour les consultations individuelle

Dossiers 2014

Nouveaux

Anciens

Total

Consultation Gynécologique

227

358

585

Santé Maternelle et Infantile

1224

3300

4524

Médecine générale

864

100

964

Vaccination

804

21

825

Consultation Psychologique

63

-

63

Total

3182

3779

6961

Figure 1 : Fréquentation du CBF pour les consultations individuelles

Figure 2 : Fréquentation du CBF pour les consultations individuelles

II.3. LES SERVICES SANITAIRES
Les services sanitaires prennent en compte les soins gynécologiques, les soins obstétricaux, la planification familiale, la prévention, le traitement des infections sexuellement transmissibles et les soins généraux des malades. Ces prestations sanitaires se subdivisent en activités curatives et préventives. (évolution des dossiers graphique).

  • Les activités curatives

Les activités curatives sont relatives aux consultations générales des malades, aux consultations gynécologiques, à la prise en charge des infections sexuellement transmissibles, aux consultations des nourrissons, à la prise en charge des complications et séquelles des mutilations génitales féminines.

Les méthodes de planification familiale les plus utilisées sont le Dépôt provera (512), la pilule (202), le Norplant (80) et le DIU (13).

Les séances de vaccination ont concerné les vaccins suivants: le VAT(156), le DTCOQ(414), la fièvre jaune (128) et la rougeole(162)

  • La médecine générale

En médecine générale, 934 dossiers ont été ouverts dont 579 pour les femmes et filles et 355 pour les hommes et les garçons.
Les affections les plus courantes qui constituent des motifs de consultations sont par ordre de priorité le paludisme, les affections de la peau, les diarrhées et les rhinopharyngites.

Tableau 2 : Evolution des dossiers de médecine générale ouverts

2014

 

T1

T2

T3

T4

Total

Dossiers Médicine générale

F

132

74

189

184

579

H

104

83

82

86

355

TOT

236

157

271

270

934

Figure 3 : Evolution des dossiers de médicine générale ouverts


Tableau 3 : Evolution des dossiers traités par la gynécologue

2010

N

A

Total

T1

T2

T3

T4

Total

Dossiers gynécologue

Femmes

205

322

 

98

144

144

141

527

Hommes

0

0

 

0

0

0

0

0

Filles

8

12

 

7

3

6

4

20

Total

213

334

 

105

147

150

145

547

Figure 3 : évolution des dossiers traites par la gynécologue

Les activités préventives sont relatives à la planification familiale, la mise en œuvre du programme élargi de vaccination (PEV), les consultations prénatales, postnatales et les causeries éducatives.

Les activités éducatives faites pendant la période d’attente des patients et patientes et de leurs accompagnateurs. Les thèmes abordés sont axes sur les violences faites aux femmes et aux enfants notamment les MGF et leurs séquelles, les mariages précoces et les autres formes de violences familiales scolaires.

II.4. LES CONSULTATIONS PSYCHOLOGIQUES
Des consultations psychologiques ont été effectuées par le psychologue auprès de la clientèle du CBF Elles prennent en compte les séances de psychothérapie de soutien et les consultations psychologiques. Les motifs de consultation sont entre autres les difficultés de relations familiales, les difficultés scolaires, les conflits conjugaux, les détresses et événements traumatiques, les violences sexuelles, les demandes de conseils pour l’éducation des enfants, les difficultés de comportement chez l’enfant et l’adolescent, etc.

Tableau 4: Répartition des cas reçus par le psychologue

sexe

soins

Filles

Garçons

Femmes

Hommes

Total

Consultation psychologique

20

12

24

7

63

Séances de psychothérapie de soutien individuel avec enfants et jeunes victimes de violences

24

15

-

-

39

Séances de psychothérapie de soutien familiale avec enfants, jeunes victimes de violences et parents

5

2

8

0

15

TOTAL

49

29

32

7

117

Figure 4 : Répartition des cas reçus par le psychologue

II.5. LA CLINIQUE JURIDIQUE
Les cas reçus au niveau de la clinique juridique au cours de l’année sont au nombre de 142 et sont de divers ordres relatifs aux divorces et séparation de corps, mariage force, demande de pension alimentaire, de garde d’enfant, violence sexuelle.

Tableau 5 : Répartition trimestrielle des cas suivis par l’avocate

Désignation des cas

T 1

T 2

T 3

T 4

Total

Divorce et séparation de corps

7

16

9

11

43

Recherche de paternité et demande de pension alimentaire

5

6

7

9

27

Demande de garde d'enfant et de pension alimentaire

3

2

 

5

10

Demande de pension alimentaire pour l'épouse

2

3

   

5

Vente du domicile conjugal

2

3

1

 

6

Dissipation d’héritage

2

3

1

1

7

Conflit social

2

     

2

Conseils juridiques

8

17

6

5

36

Annulation de mariage

2

1

   

3

Assistance juridique

1

     

1

Etablissement de documents administratifs

   

2

 

2

Total

34

51

26

31

142

Figure 5 : Répartition trimestrielle des cas suivis par l’avocate

III. LE RENFORCEMENT DES CAPACITES DES GROUPES CIBLES ET DES MEMBRES


III.1 LE RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DES GROUPES CIBLES
Au cours de l’année 2014, neuf (9) sessions de formations ont été organisées par l’ONG dont quatre (4) à l’intention des éducateurs et encadreurs de l’enfance, deux (2) au bénéfice des enfants, deux à l’intention des membres de Voix de Femmes et ses partenaires, trois (3) au profit du personnel de mise en œuvre.

III.1.1 La formation des encadreurs et professionnels de l’enfance

Objectifs

 

Renforcer les compétences des encadreurs et professionnels de l’enfance sur la thématique de violences faites aux enfants dans le but de fédérer une dynamique de compétences pour une lutte organisée contre le fléau ;

Prévenir la violence àl‘encontre des enfants et contribuer à la Promotion des droits de l'enfant. Deux sessions formation ont eu lieu en français etdeux en mooré pour les mooréphones

Sujets/activités couverts et méthodologie

 

Thème : missions des professionnels et rôles de l’encadrement dans la prévention et le traitement de la violence faites aux enfants.

Les sujets suivants ont été abordés :

Les Concepts de l’enfant et des violences faites à l’enfant, connaissance de l’enfant

Les typologies/formes des violences faites aux enfants

Les facteurs de risques

Les signes de souffrance d’un enfant

Les conséquences des violences faites aux enfants

La conduite à tenir face à un enfant qui déclare être victime de violences

Les conduites en cas de soupçon

Les différences procédures possibles

Les instruments juridiques de protection de l’enfant

Pour un partage d’expériences, les participants étaient de différents profils. La méthode a privilégié les techniques participatives comme le brainstorming, les questions-réponses, les travaux de groupes, les études de cas, les discussions de groupes, les exposés-débats en plénière.

Résultats atteints par les sessions

Laformation a contribué à renforcer les compétences de 127 participants) dont soixante deux (62) femmes et soixante cinq (65)hommes tous professionnels de l’éducation composés de : enseignants duprimaire et du secondaire, autoritésreligieuses, coutumières, politiques, encadreurs des écoles Arabe, catéchisteset acteurs de la société civile. Ils ontacquis une meilleure connaissance des textes nationaux et internationaux en vigueur pour la protection des droitsdes enfants. Cetteconnaissance approfondie leur permettra de mieux défendre les enfants victimes de violences ou dont les droits auront été bafoués

Undraft de code de bonne conduite a été élaboré à chaque session par les participants à l’issu de la formation

III.1.2 La formation des enfants en life skills

Objectifs

Renforcer les connaissances et compétences des enfants :

en communication sur leurs droits et devoirs au Burkina Faso;

en leadership pour faire valoir leurs droits et devoirs;

en civisme et citoyenneté burkinabé en lien avec leurs droits et devoirs;

en vie courante pour dénoncer et faire des choix pour leur avenir;

Sujet/activités couvertes et méthodologie

 

La formation a concerné 133 enfants dont47 garçons et 86 fillesde 20 établissements répartis en deux groupes en fonction des tranches d’âge à savoir les enfants de 9 à 15 ans d’une part et d’autre part les enfants de 16 à 18 ans.Les critères de sélections des participants suivants ont été retenus : avoir au moins dix ans, être soit des élèves potentiels victimes de violence, ou des élèves leaders pouvant servir de modèles par la suite pour leurs pairs.

Les facilitateurs ont utilisé une méthode active, attractive et répondant à la nature des adolescents et jeunes, facilitant donc leur participation. Ainsi les exposés, les discussions sur des thématiques, les travaux de groupe et en plénière, les projections de film, le jeu de rôle, les démonstrations ont été les techniques essentielles utilisées. Les communications sont intercalées de jeux, de chansons pour permettre aux enfants d’agir et d’exercer leur capacité à faire face aux problèmes de vie courante.

Module : Introduction à la communication. Ce module évoque les types de communications, les éléments de la communication, les facteurs influençant sur la communication et les compétences pour une communication effective. Il a constitué un tremplin pour l’assimilation des autres modules.

Module 2 : les droits et les devoirs dereconnus et officiels l’enfant

Module 3 : le civisme et de citoyenneté en rapport avec les compétences de vie courante chez les jeunes. La qualité du citoyen, son rôle, ses responsabilités dans le processus de développement ontété abordés

Module 4 : La connaissance des institutions républicaines au Burkina Faso. Les images des locaux abritant les grandes institutions du Burkina Faso ainsi les portraits des premiers responsables de ces institutions ont permis aux enfants de se faire une claire connaissance de grandes institutions républicaines, et leurs rôles.

Module 5 : Leadership des adolescent(e)s dans la promotion des droits et devoirs des enfants. Ce module a abordé les responsabilités et le rôle du leader dans la réussite des enfants scolarisés.

Module 6 : les10 compétences de vie courante

Résultats atteints par les sessions

Prévue pour soixante enfants, cent trente trois (133) jeunes et adolescents dont 47garçonset84 fillesissus des établissements primaires (du CE1 au CM2) et secondaires (de la 6éme à la 4éme)et trois enseignants ont pris part à la formation. Les sessions ont permis aux enfants d’acquérir une confiance en euxmêmes, de connaitre le rôle de la justice, et d’être disposés en cas de violence à dénoncer et à porter plainte contre les responsables avec l’accompagnement des parents ou de l’ONG.

III.1.4 LA FORMATION DES COMPOSANTES DU PROGRAMME PAR LA PSYCHOLOGUE CONSULTANTE

Objectifs

Renforcer les compétences du personnel des composantes du « programme de lutte contre les violences faites aux enfants » pour une maitrise de l’exécution dudit programme.

Sujet/activités couvertes

et Méthodologie

Pendant les deux semaines la consultante a visité les services, procéder à des rencontres participatives ;elle a participé aux activités du service de premier accueil au CBF (santé), de Mwangaza Action et de La Saisonnière. Elle a procédé à des séances de travail individuel avec le psychologue du CBF et le personnel de la santé. La consultante a aussi participé et orientéune conférence de cas. Elle a formé le personnel sur les thèmes généraux et spécifiques à chaque type de professionnel.

 

Les principales activités ont porté sur : la Création d’un Code de conduite,la Création d’un système de référence interne,les indicateurs du projet, l’élaboration d’un protocole opérationnel,les activités avec les TAC sur l’espace jeune,les formationssur la prévention des MGF et identification des cas d’enfants à risque ; sur lamédiation familiale pour les techniciens communautaires ; sur les VBG, sur latechnique de counselling de base

Elle à donner des conseils surcomment organiser les espaces du point de vue de la logistique adapté aux enfants

Résultats atteints par lasession

Les participants ont outillés pour mettre en œuvre de façon efficiente le projet

 

 

III.2 LE RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DES MEMBRES DE L‘ONG

III.2.1 la formation des cellules relais

Afin de permettre une bonne mise en œuvre des activités une session de formation sur la prise en charge juridique des PV/VIH a été organisée a l’intention de 25 membres des noyaux relai. Cette formation s’est déroulée au CBF et a regroupe les membres des cellules relais des arrondissements de la ville de Ouagadougou, des provinces de la Sissili et du Kénédougou


Objectifs

Renforcer les connaissances des participants sur les textes juridiques, et leur compétence sur la médiation sociale et familiale.

Sujet/activités couvertes

et Méthodologie

Cette formation a concerné vingt cinq (25) participants venant des provinces du Kadiogo, du Kénédougou et de la Sissili. Ellea été animéepar un juriste et un travailleur social. Les modules suivants ont été abordés au cours des quatre jours de formation :

Le contexte général de la lutte contre le VIH au Burkina Faso ;

La protection des droits des personnes dans le contexte du VIH ;

La prise en charge Psychosociale des PV/VIH ; l’expérience de l’association pour l’intégration économique et sociale de la femme dans le développementet la prévention et la prise en charge dans la lutte contre le VIH. Outre les exposés suivis de débats, des travaux de groupes ont également été utilisés comme stratégie afin d’atteindre les objectifs de la formation.

Résultats atteints par la session

A l’issu de la formation les participants ont été invités à aborder lors des séances de sensibilisation des thèmes comme les droits et devoirs des PV/VIH,les droits et devoirs de la communauté etde la famille envers la PV/VIH, la discrimination et la stigmatisation , la confidentialité, la transmission volontaires du VIH et ses implications juridiques et morales, le dépistage volontaire. Par ailleurs, les participants ont été invitésen cas de besoindévelopper la médiation familiale afin de créer un climat de paix dans les familles et les communautés où il existe des conflits liés à la gestion du VIH/SIDA.

III.2.2 la formation des membres de la coalition nationale pour la généralisation de l’enseignement des mutilations génitales féminines sur le plaidoyer pour la mobilisation des ressources

Objectifs

Renforcer les compétences des membres de la coalitionnationale pour la généralisation de l’enseignement des MGF sur le plaidoyer pour la mobilisation des ressources.

Sujet/activités couvertes

et Méthodologie

Les principales activités ont porté sur : la Création d’un Code de conduite,la Création d’un système de référence interne,les indicateurs du projet, l’élaboration d’un protocole opérationnel,les activités avec les TAC sur l’espace jeune,les formations sur la prévention des MGF et identification des cas d’enfants à risque ; sur lamédiation familiale pour les techniciens communautaires ; sur les VBG, sur latechnique de counselling de base

Elle à donner des conseils surcomment organiser les espaces du point de vue de la logistique adapté aux enfants

Résultats atteints par la session

Les participants ont outillés pour mettre en œuvre de façon efficiente le projet

 

 

IV. LES SERVICES COMMUNAUTAIRES

IV.1 LES ACTIVITÉS D’INFORMATION ET DE SENSIBILISATION MENÉES PAR LE CBF

IV.1.1 La commémoration de la journée nationale de lutte contre la pratique de l’excision

Objectifs

Expliquer à la communauté le caractère intégré du projet de lutte contre les violences faites aux enfants : présentation desdifférentes composantes du projet.

Promouvoir et valoriser les métiersen montrant les différentes prestations de services du CBF au public cible.

Contribuerà la promotion et la protection des droits des enfants et à l’abandon de pratiques traditionnelles néfastes(MGF/E,mariages forcés précoces), et la violence en milieu familial/communautaire.

Sujets/activités couverts

Présentation du programme avec ses différentes composantes ; présentation des violences avec un accent sur les MGF.

Les activités étant destinées à la communauté, ellesontété donc réalisées en langue locale pour faciliter la compréhension. Un repas communautaire a été servi aux enfants après une séance de causeries éducatives.

 

Processus

La mobilisation communautaire a été réalisée par les TAC et un crieur public. Toutes les composantes du projet ont participé à la préparation de la journée.La journée s’est déroulée autourd’une grande cérémonie avec la participation massive des populations et a enregistré des activités :

Chanson des enfants : bienvenu au public

Sketch Théâtral des enfants : Violences morales (injures graves), -Incitation volontaire à l’abandon scolaire, -Discrimination

intervention de la Directrice du CBF : Présentation du centre et du projet

Sketch de la troupe théâtrale la source : Violences sexuelles faites aux enfants marchands ambulants, -Violences sexuelles faites aux filles domestiques par les employeurs, -Violences physiques

Discours du Chef coutumier : Engagement au projet

Chant de l’artiste Nationale ROVANE :Non à l’excision

Discours de la présidente de Voix de Femmes : remerciements pour la forteparticipation

Résultats de cette activité

 

Les messages diffusés ont permis à la population de mieux connaitre les violences faites aux enfants notamment les violences sexuelles, physiques et morales.En outre, ils ont contribué àmieux faire connaissance le projetà la communauté ainsi que les prestations offertes par le CBF. La journée porte ouvertea donné l’opportunité de lancer un appel fortà la communauté pourune plus grande fréquentation du CBF.

On a assisté à une forte mobilisation des communautés etdes enfants soient environ 728 participants

 

IV.1.2 Les animations des espaces jeunes

Objectifs

Contribuer à la protection des droits des enfants et des adolescents de Ouagadougou à travers l’offre de services intégrés pour la prévention, le repérage des violences faites aux enfants et la prise en charge, la réhabilitation des victimes

Méthodologie

Causerieséducatives sur les violences faites aux enfants au profit des enfants : l’approche enfant pour enfant c'est-à-dire l’éducation par les pairs est celle qui a été utilisée; l’activité a été encadrée par des professionnels qualifiés notamment les TAC, les FACOM, les AS et le Psychologue.

Pour mener à bien ces causeries éducatives, les enfants ont été subdivisés en quatre (04) groupes de douze enfants et deux groupes de treize (13) enfants. La répartition a tenu compte de leur âge etde leur sexe.

Thèmes abordés

Types de VFE, lieux et Auteurs des VFE, causes et conséquences des VFE

les différents types de violences faites aux enfants ;

les lieux où peuvent se pratiquer les violences faites aux enfants ;

les auteurs des violences faites aux enfants ;

les causes des violences faites aux enfants ;

les conséquences des violences faites aux enfants ;

les moyens de protection contre les violences faites aux enfants.

Résultats de cette activité

6 causeries ont été animées. Sur 60 participants prévus, 74 enfants se sont présentés dont 39 filles et 35 garçons. Cet engouement se justifie par le fait que les enfants entre eux même se partagent les informations et finalement d’autres enfants qui n’étaient mais qui manifestent leur intérêt ont participé aux activités.

selon les enfants participants, la violence physique est la plus fréquente suivie de la celle morale ou psychologique qui se traduit par des injures.Pour eux, ces violences sont plus pratiquées d’abord dans les familles et ensuite dans les écoles. Les auteurs de ces violences sont les parents ou les tuteurs et aussi les enseignants dans les écoles.

Les causes sont liées à la pauvreté des parents et les problèmes familiaux mais aussi au statut social de l’enfant (orphelin, handicapé, confié…). En termes de conséquences, les enfants ont énuméré les blessures,les abandons scolaires,les troubles de comportement,la délinquance,la prostitution,les troubles alimentaires,les séparations des familles, l’exploitation au travail sont les plus évoquées.

Pour ce qui est des violences sexuelles, les enfants ne se sont pas assez prononcés sur cette question mais quelques-uns ont souligné que les adultes abusent sexuellement des filles lorsqu’elles sont employées comme aide-ménagères. Ils ont aussi relevé que les enfants entre eux s’abusent sexuellement.

 


IV.1.3 Les projections de films socio éducatifs suivis de débats

Objectifs

Contribuer à la protection des droits des enfants et des adolescents de Ouagadougou à travers l’offre de services intégrés pour la prévention, le repérage des violences faites aux enfants et la prise en charge, la réhabilitation des victimes

Sujets/activités couverts

•Projection du film« L’AS DU LYCEE »: C’est un film éducatif burkinabè adressé aux enfants et parents. Il sensibilise les enfants face à leur attitude dans la société afin qu’ils adoptent de bon comportements. Ce film a remporté au FESPACO, le prix UNICEF.

•Projection du film «LINGE SALE » : C’est une série burkinabè qui relate la vie des individus en société. Dans cet épisode que nous avions diffusé, le film évoque la vie d’une adolescente orpheline. Après le décès de ses parents, elle fut confiée à son oncle où elle sera victime de toute sorte de maltraitance par la femme de son oncle et pire son oncle va l’abuser sexuellement. Ce film a été donc projeté pour informer les enfants sur les VFE afin qu’ils soient des relais pour sensibiliser les membres de leur famille et de leur entourage.

Thèmes abordés par les films projetés : L’amitié, Le respect des parents, Le pardon, La sexualité,

Processus

Projection suivie d’une discussion animée par les TAC à travers une explication du film et des réponses aux questions posées par les enfants. Des questions ont été également posées aux enfants pour avoir leur compréhension du film.

les enfants ont été répartisen cinq (05) groupes de vingt-cinq (25) enfants. Cette répartition a tenue compte de leurs âges, de leurs sexes et de leurs écoles d’origine. Pour permettre de diffuser plusieurs messages, le film étant réalisé en épisodes les filmsont été variés en fonction des groupes.

Résultats de cette activité

125 enfants dont 74 filles et 51 garçons. Lesenfants ont bien suivi et compris les messages diffusés dans les films. Les animateurs ont pu compléter d’autres messages en lien avec la protection des enfants. La série de films intitulée AS DU LYCEE a le plus intéressé les enfants qui s’identifiaient aux acteurs

 

IV.1.4 Les causeries éducatives

Intitulé

 

Objectifs

Contribuer à la promotion et la protection des droits des enfants et à l’abandon de PTN (MGF/E, mariages forcés précoces), et la violence en milieu familial/communautaire.

Méthodologie

La préparation avec les partenaires communautaires: les enseignants, les paires éducateurs et les enfants eux mêmes.

La planification des sorties de rencontres avec les enseignants, pour la mobilisation des élèves ciblés par ces animations. Des rendez-vous ont été pris avec chaque école pour la tenue des animations juridiques.

les élèves des classes de CE2 et de CM1 ont été mis en groupe de 10, filles et garçons mélangés. Les échanges ont porté essentiellement surles droits reconnus à la personne de l’enfant.

L’approche de communication adaptée qui a été utilisée pour ces animations était les causeries éducatives : la causerie éducative est une technique d’animation qui se base sur un échange entre un spécialiste et un groupe de personnes relativement important dans le but de leur apporter un message précis généralement construit autour des problèmes que vivent ces personnes.

Sujet couvert

Qu’est-ce que l’enfant ?

le droit à la vie et à la survie

le droit de l’enfant à une identité

le droit de l’enfant au respect de sa vie privée

le droit à l’intégrité physique

Résultats de cette activité

24 séances d’animations ont pu être réalisées au cours des deux mois (mai et juin) dans 13 écoles.

Au total 624 enfants dont 273 garçons et 351 filles ont pu participer à ces causeries éducatives soit une moyenne de 40 élèves par école: Bendogo A, Baptiste Wayalguin, Guinkouma Annexe, Moss-Ab Ben Oumair, Appel Islamique, Widtooghin A, Widtooghin B, Bendogo B, Nicolas Dépreux, Moss-Ab Ben Oumair, SIRIUS, Newton Descartes, LPO

V.LES AUTRES ACTIVITES MENEES PAR VOIX DE FEMMES

 V.1 LA LUTTE CONTRE LES IST/VIH/SIDA
Dans le cadre de sa contribution à la lutte contre les IST/VIH/SIDA, Voix de Femmes  met en œuvre des actions de prévention à travers  la sensibilisation des populations,   et des actions de prise  en  charge  médicale  et  de soutien psychologique et matériel aux Orphelins et autres Enfants Vulnérables (OEV). Ces actions sont mises en œuvre dans les provinces  du  Kénédougou, du  Kadiogo, du  et  de  la Sissili.
Les actions suivantes ont été menées au titre de ce volet :
Les activistes d’information et de sensibilisation
Les activités de renforcement de la protection et du soutien aux PPVIH et personnes affectées par le VIH et autres groupes  spécifiques
Le suivi et la coordination

V.1.1 LA CAMPAGNE D’INFORMATION ET DE SENSIBILISATION SUR LA PRISE EN CHARGE JURIDIQUE DES PV/VIH

Elle a été menée par les membres des noyaux relais qui ont pris part à la formation.  Au total  douze (12) ciné débats et cinquante (50)  causeries débats ont été menés dans les trois provinces.

Ces activités ont débuté le 30 août et se sont achevées le 02 octobre 2014 et ont permis de toucher deux mille  sept  cent vingt une (2721) personnes issues de la population en général, des associations dans lesquelles militent des PV/VIH, des groupes de PV/VIH et des groupes de jeunes, des femmes enceintes avec leurs conjoints.  54 OEV, 1818 femmes et 849 hommes.

Outre la sensibilisation, cinquante (50) orphelins et autres enfants vulnérables des  provinces du Kadiogo, de la Sissili et du Kénédougou ont bénéficié de fournitures scolaires  et 100  autres de deux repas communautaires et de divers cadeaux composés de chaussures, d’effets d’habillement, de savons, biscuits et de bonbons. En outre, cent (100) personnes vulnérables dont personnes infectées ou affectées par le VIH/SIDA ont reçu des vivres des effets d’habillement et des kits d’hygiène,  des nattes et des couvertures.

V.1.2 Les activités de renforcement de la protection et du soutien aux PPVIH et personnes affectées par le VIH et autres groupes  spécifiques

L’organisation de l’arbre de noël au profit de cent (100)  OEV

Cette activité s’est tenue le 5 février en raison du retard accusé dans le déblocage de la seconde tranche du budget.

Il a été organisé au sein du Centre pour le Bien être des Femmes et la prévention des mutilations génitales féminines Gisèle Kambou.

Outre les enfants qui sont venus des établissements publics et privés des Inspections Ouaga 9 et 16, une trentaine d’enfants des familles voisines du centre ont aussi pris part. Il s’est agit de promouvoir une meilleure intégration du centre dans le secteur.

Le soutien alimentaire en kits d’hygiène et en effet d’habillement

Cette activité a été organisée le 6 février journée  internationale tolérance zéro aux MGF, elle s’est aussi inscrite dans le cadre de la journée nationale de solidarité qu’organise annuellement Voix de Femmes.

Elle a été une opportunité pour l’ONG de sensibiliser les populations sur l’importance de la solidarité communautaire et familiale surtout en milieu urbain.

La cérémonie commémorative  qui a connue une forte participation des populations a également servi de cadre pour informer et sensibiliser sur le VIH, les MGF et les mariages d’enfants. A cette occasion des vivres composés de riz, spaguetilles,  maïs d’huile, des effets d’habillement des kits d’hygiènes des couvertures et des nattes ont été remis aux personnes infectées et ou affectées par le VIH

Les repas communautaires

Au cours de cette cérémonie des repas communautaires ont également été servis  aux personnes infectées ou affectées par le VIH .  Au total deux repas communautaires ont été donnés aux personnes infectées ou affectées par le VIH au cours de ce trimestre

V.1.3  Les visites a domicile et le suivi scolaire

Quarante-trois (43) VAD ont été réalisées auprès des PVVIH. Ces visites se répartissent comme suit :
Trente-cinq (35) VAD  pour apporter des information et soutenir les personnes :
Ces visites ont été réalisées afin de faire circuler l’information liée à certaines rencontres périodiques que les PVVIH tiennent et également de discuter des problèmes notamment sociaux que les uns et les autres rencontrent dans leur vie. Elles ont été aussi et surtout l’occasion de soutenir moralement ces personnes par des entretiens et des approches de solutions aux problèmes rencontrés.

Trois (03) VAD thérapeutiques ;

Ces visites ont été réalisées auprès des PVVIH qui ne respectent pas les jours de rendez-vous de leurs consultations.
Il s’agit à travers ces visites de les encourager et les conseiller à respecter leurs rendez-vous de contrôle médical.

Cinq (05) VAD de médiation
Il s’agit de VAD réalisées :
un VAD auprès de patients victimes de stigmatisation sociale,
Deux VAD auprès de patients vulnérables économiques. 
un VAD pour intervenir dans un conflit qui oppose un PVVIH à ses proches ou voisins.

Quant au suivi scolaire, il vise à effectuer des visites dans les écoles et dans les familles des enfants pour collecter des informations sur le taux de fréquentation, les résultats scolaires et les difficultés afin de proposer des solutions qui vont améliorer la situation scolaire de ces OEV.

C’est donc un total de 50 OEV dont 32 du primaire soit 18 filles et 14 garçons et 18 du secondaire soit 11 filles et 07 garçons qui ont pu bénéficier de cette activité. Au niveau  des résultats, sur les 32 élèves  du primaire 30 ont eu la moyenne dont 19 ont eu niveau passable (moyenne comprise entre 10 et 12) et 11 ont un niveau bien (moyenne comprise entre 13 et 16). Deux (02) élèves n’ont pas eu la moyenne de passage c'est-à-dire une moyenne inférieure à 10. Au niveau du secondaire, tous les 18 élèves suivis ont eu la moyenne dont 11 OEV ont eu une moyenne passable (compris entre 10 et 12) et 07 ont eu une moyenne bonne (compris entre 13 et 16).

V.1.4 L’organisation de 02 des sorties de terrain pour le suivi de l’exécution des activités de terrain et l’appui à l’élaboration du bilan annuel.

Ces sorties ont concerné Léo dans la province de la Sissili et Orodara dans la province du Kénédougou, et ont permis de suivre les activités des cellules relais dans ces deux provinces.

Dans les deux provinces un effectif de vingt OEV sont suivis par ces cellules relais. Les membres des deux missions ont eu des entretiens avec les parents des enfants suivis  et des  membres des cellules relais. Au cours de ces rencontres, des informations sur le soutien apporté aux enfants ont été recueillies de même que l’appréciation des parents de ces soutiens, les difficultés rencontrées tant par les parents que les cellules relais et les suggestions.
Le deuxième jour de la mission a été mis à profit pour rendre visite et s’entretenir avec les  enfants dans leur famille.

D’une manière globale les activités d’accompagnement des OEV scolarisés dans les deux provinces se sont bien déroulées et ont été fortement appréciées par les parents et les enfants. Cependant, les parents ont souhaité une prise en charge ne serait que partielle des frais de scolarité.

Il convient de noter que quelques enfants suivis dans ces provinces bien que scolarisés, n’ont toujours pas d’acte de naissance car les présumés pères n’ont  pas  encore accepté les enfants.

V.2 La lutte contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants
 
Dans ce cadre, Voix de Femmes met en œuvre  des actions visant la promotion des droits des femmes et des filles et particulièrement la promotion de  l’abandon des mutilations génitales féminines dans les provinces du Soum et du Kadiogo. Ces actions sont orientées vers la sensibilisation des populations afin d’obtenir leur adhésion à travers des déclarations publiques d’abandon de la pratique, la réparation des séquelles d’excision et le soutien aux anciennes exciseuses et à certaines familles démunies pour des activités génératrices de revenus. Ces activités de sensibilisation sont renforcées par l’accompagnement des femmes dans des activités génératrices de revenus (AGR).
Ainsi quatre cents  (400) femmes bénéficiaires de ces crédits  d’un montant de plus 60 000 000F ont été suivies dans le Soum; Dans la commune de Ouagadougou, elle met en œuvre en collaboration avec d’autres acteurs de la société civile un programme intégré de prévention des violences faites aux enfants et prise en charge holistique des victime au niveau du CBF.

V.3 LE PLAIDOYER

Depuis 2013, sous l’impulsion et la coordination de Voix de Femmes, la Coalition nationale pour la généralisation de l’enseignement des contenus des MGF dans le système éducatif du Burkina Faso a lancé une campagne de plaidoyer afin d’accélérer l’avènement de la tolérance zéro aux MGF au Burkina Faso. Au titre des activités de cette campagne on relève.
Les réunions du comité technique de la coalition

Les réunions des membres de la coalition

Les rencontres de plaidoyer avec les autorités des départements en charge des différents ordres d’enseignement

La journée d’information et de sensibilisation des encadreurs pédagogiques du ministère des enseignements secondaire et supérieur

La formation des membres de la coalition  nationale pour la généralisation de l’enseignement des MGF sur le plaidoyer pour la mobilisation des ressources.

Dans le cadre de la mobilisation des ressources des séances de plaidoyer auprès de certains partenaires techniques et financiers ont été initiées. Au nombre de ces rencontres de plaidoyer on peut citer :

La séance de travail avec le Charge de programme enfance de l’UNICEF ;

La séance de travail avec Docteur Haidara de la Banque mondiale

La séance de travail avec la CEDEAO

La séance de travail avec le Ministre de la santé

VI. L’ORGANISATION DES REUNIONS STATUTAIRES

Le samedi 1er mars s’est tenue dans la salle de formation du « Centre pour le Bien être des Femmes et la prévention des mutilations génitales féminines, Gisèle KAMBOU » l’Assemblée Générale ordinaire de l’Association Voix de Femmes. Cette rencontre statutaire 2014 a eu comme ordre du jour :

1er) Examen et adoption des rapports d’activités et des rapports financiers ;

2ème)  examen des demandes d’adhésion ;

3ème) informations et divers.

Elle a donc permis de d’examiner et d’amender les rapports narratifs et financiers de 2013 et d’autoriser l’adhésion de onze nouveaux membres.
En outre plusieurs séances de travail ont eu lieu entre la Présidente de Voix de femmes et le personnel du CBF. Ces rencontres ont permis d’aborder avec les agents les sujets relatifs au respect des horaires de travail, la propreté du cadre de travail, l’assiduité des agents au travail et l’accueil des usagers du CBF. Sur toutes ces questions des orientations et des mises au point ont été faites par la Présidente.

VII.    PARTICIPATION A DES RENCONTRES

VII.1 LES RENCONTRES NATIONALES

Voix de Femmes fait partie des organisations de la société civile leaders dans la promotion des droits de la femme et de l’enfant et particulièrement dans  la lutte contre les MGF au Burkina. En effet, elle est membre de la coalition nationale pour la généralisation de l’enseignement des contenus MGF dans le système éducatif, elle prend une part active aux activités  de la campagne qui a été lancée et en  assure la coordination des actions sur le terrain.

Elle est également  membre fondatrice de la coalition nationale contre les mariages d’enfants, elle y occupe le poste de coordinatrice nationale adjointe  de cette coalition et contribue fortement à l’exécution des actions de la coalition. A ce titre elle prit part à plusieurs rencontres  notamment :

Rencontre avec le Ministre de la santé le 14 avril. Elle a permis de présenter l’ONG et d’exprimer au ministre les besoin den personnel du CBF et de solliciter un accompagnement pour rendre fonctionnelle la maternité ;

la rencontre  préparatoire du plaidoyer envers le Gouvernement sur le mariage des enfants lors du séjour du CA de l’UNICEF 24 avril 2014 ;
 
la séance de plaidoyer a Azalai hôtel le 2/05/2014, au cours de cette rencontre de plaidoyer la coalition à travers sa présidente a fait le point des actions menées et a solliciter l’accompagnement  de l’Etat et des partenaires techniques.

Rencontre avec la représentante genre de l’UEMOA le 30 mai afin de solliciter le soutien de l’organisation sous régionale à la lutte contre les MGF. La représentante a indiqué qu’une formation sur les séquelles se tiendra et regroupera des médecins issus des pays membres. Elle a aussi exprimé la volonté de l’institution d’introduire le programme du CI-AF dans leur futur plan ;
Rencontre de travail sur le programme conjoint de lutte contre les violences faites  aux femmes le 1er juin au ministère de la Promotion de la Femme et du Genre. Cette rencontre a permis de faire l’état des préparatifs pour le démarrage du programme ;
Atelier de formation des formateurs sur la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles du 1er  au 2 décembre à la Croix Rouge.
Participation 15 réunions du comité du comité technique et  des membres de la coalition nationale pour la généralisation de l’enseignement des contenus sur les MGF dans le système éducatif au BF.

VII.2 LES RENCONTRES INTERNATIONALES

VII.2.1 la participation a   la conférence internationale sur les MGF et les mariages d’enfants

En tant que membre du comité inter africain sur les pratiques traditionnelles ayant effet sur la santé des femmes et des enfants VdF et le SP/CNLPE ont conjointement  organisé la conférence internationale sur les MGF et les mariages d’enfants
Les 24, 25 et 26 avril 2014. . Cette conférence qui a été suivie par la 8ème Assemblée générale du CI-AF sous le thème « Se mobiliser autour du Comité Inter-Africain pour une unité d’action », a été organisée par le Comité Inter-Africain (CI-AF) en collaboration avec  la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA) et No Peace Without Justice (NPWJ) a regroupe plus de 300 participants venant du Burkina Faso, d’autres pays africains et du monde.
Elle a permis :

d’examiner la situation actuelle des mutilations génitales féminines et des mariages des enfants en Afrique et dans le monde, qui font obstacle à l'avancement des femmes et enfants, ainsi que la pleine jouissance de leurs droits fondamentaux et le développement économique et durable des pays concernés ; 

d’organiser une plate-forme pour créer un partenariat entre les communautés, des organisations nationales, régionales et continentales, la société civile et les partenaires au développement pour une coordination efficace et la mobilisation des ressources à différents niveaux pour l'élimination des mutilations génitales féminines et des mariages des enfants ; 

d’analyser et partager les réalisations sur le terrain par différents acteurs socioprofessionnels contre les mutilations génitales féminines et les mariages d'enfants ; 

d’élaborer des stratégies d'actions concrètes conduisant à un mouvement régional, continental et international pour la mise en œuvre de la résolution de l’assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies A/RES/67/146: «Intensification de l’action mondiale pour l’élimination des mutilations génitales féminines.».

A l’issue de son Assemblée Générale, la Présidente sortante du CI-AF, présidente de VdF a été reconduite pour un mandat de cinq ans.

VIII.    LE SUIVI SUPERVISION DES ACTIVITES
Des sorties de suivi supervision ont eu lieu dans le cadre de la mise en œuvre des activités de terrain.
Ces sorties ont permis d’apprécier les activités communautaires menées aussi bien par les techniciens d’appui communautaires que par les pairs éducateurs et les noyaux relai. Ces sorties se sont déroulées dans les arrondissements de la commune de Ouagadougou et dans les provinces de la Sissili et du Kénédougou.
En outre, un comité de suivi de la mise en œuvre du projet exécuté par le CBF a été mis en place. Ce comité a pour rôle de suivre  l’état de mise en œuvre des activités sur le terrain, d’apprécier les progrès accomplis, de faire des recommandations/suggestions pour une meilleure exécution des activités sur le terrain.

Table 6 : Synthèse des activités menées en 2014:

Service

Filles

Garçons

Femmes

Hommes

Total

Accueil des cas d’enfants référés par les communautés

17

16

-

-

33

Séances de psychothérapie de soutien familiale avec enfants, jeunes victimes de violences et parents

5

2

8

0

15

Counselling avec enfants victimes et parents

24

17

5

0

46

Suivi des victimes : visite à domicile et à l’école

16

8

12

3

49

Screening MGF pour l'identification des familles à risque

-

-

135

2

137

Activité de médiation familiale

-

-

7

5

12

Campagnes d’information sur les services offerts aux enfants victimes de violence pour leur prise en charge intégrée

-

-

201

75

276

Information aux parents sur les violences faites aux enfants

-

-

67

12

79

Causeries éducatives: animation, jeux sans tabou projection de film

601

457

-

-

1058

Causerie  et projection de films sur la prise en charge juridique des PVI/SIDA

 

 

1838

2701

4539

2 groupes de parole

12

5

16

0

33

Activités communautaires  et de sensibilisation (clinique juridique, Théâtres, accompagnement…)

137

90

497

317

1038

Total

812

595

2786

3112

7325

IX.    DIFFICULTES RENCONTREES

La mobilisation permanente des ressources pour le fonctionnement de VdF et du CBF  et pour la mise en œuvre de son plan stratégique 2013-2016 ainsi que la diversification de ses partenaires restent les principaux défis auxquels l’organisation fait permanemment face. En outre, l’absence d’un chargé du suivi évaluation et d’un chargé des programmes a rendu difficile l’évaluation des projets et programmes.

Le tronçon de route menant au CBF reste inaccessible notamment en saison pluvieuse et constitue un handicap réel pour les populations des secteurs environnants.

Les évènements politiques qui ont caractérisé la fin de l’année 2014 ont impacté négativement sur les activités du dernier trimestre de l’année.

La maternité objet de sollicitation des femmes du secteur n’est toujours pas opérationnelle. Cependant des lueurs d’espoir existent pour que cette infrastructure  soit fonctionnelle en 2015.

CONCLUSION

L’année 2013 a été très riche en activités. Voix de Femmes qui, une fois de plus a confirmé sa renommée d’organisation crédible et d’utilité publique. Elle poursuit un renforcement de ses interventions pour être plus efficace, efficiente dans l’action et relever les défis quotidiens.

Pour cela, Voix de Femmes compte beaucoup sur la compréhension et le soutien de ses multiples partenaires car, une mobilisation conséquente et permanente des ressources est capitale pour faire face aux nombreuses sollicitations des populations. Dans ce sens, le gouvernement à travers le ministère de la santé a au cours de l’année 2014 d’un appui pour le renforcement des capacités du Centre pour le Bien être des Femmes et la prévention des MGF en y affectant une sage-femme. Cette tendance pourrait se poursuivre en 2015 car le plaidoyer pour le renforcement des capacités de l’ONG auprès des autorités a été maintenu au cours de l’année.

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