Atelier national :BanFGM pour l’elimination des mutilations genitales feminines

 


 

Du 19 au 20 janvier 2017 s’est tenue à Ouagadougou, au Centre national des archives,  un atelier national sur la mise en œuvre de la résolution 67/146 de l’Assemblée Générale des Nations Unies intitulée : « Intensification de l’action mondiale visant á éliminer les mutilations génitales féminines » adoptée par consensus le 20 décembre 2012. En 2014 et 2016  les Nations Unies ont réaffirmé la nécessité de l’interdiction mondiale de la pratique des MGF en adoptant respectivement la résolution A/RES/69/150  et la résolution A/RES/71/168. Cette rencontre organisée par  Voix de Femmes en collaboration avec le CI-AF, NPWJ et le soutien financier du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale et la Banque Islamique de développement s’inscrit dans la perspective  d’élaborer des stratégies pour renforcer la mise en œuvre de cette résolution  à tous les niveaux (local, national, régional et international).
28 Fév 2017 147 Commentaires

Une cinquantaine de participants constitués d’acteurs nationaux de la lutte contre la pratique de l’excision représentant les institutions publiques, les organisations de la société civile, les parlementaires, les partenaires techniques et financiers, les acteurs de la chaine judicaire ainsi que  les personnes ressources y ont pris part.


I.  LES OBJECTIFS DE L’ATELIER

L’objectif principal poursuivi  par cet atelier est de contribuer à l'intensification des efforts pour l'élimination des MGF à travers la mise en œuvre des résolutions A/RES/67/146, A/RES/69/150  et A/RES/71/168 l’Assemblée Générale des Nations  Unies.De façon spécifique, il s’agissait de :

  • d’informer et sensibiliser les acteurs nationaux sur  les résolutions ;
  • de faire un bilan de leur mise en œuvre au Burkina Faso et déterminer les obstacles et les défis à relever par les acteurs nationaux 
  • de proposer des stratégies nationales pour une meilleure mise en œuvre de ces résolutions.

II  LE DEROULEMENT DE L’ATELIER

Les travaux de l’atelier qui  se sont  déroulés durant deux jours  ont été marqués par quatre étapes

2    1- La cérémonie d’ouverture

Le début de la rencontre  a été marqué par une cérémonie d’ouverture présidée par Mme le Ministre de la femme, de la solidarité nationale et la famille.

Une vue du  Présidium lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier national

  •   La première intervention fut celle de Madame Mariam LAMIZANA  en sa double qualité de Présidente de l’ONG  Voix de Femmes  et de Présidente du CI-AF. 
     Après avoir souhaité la bienvenue à tous les participants, elle a  tenu à saluer  l’engagement et la disponibilité  des autorités du Burkina Faso  qui, une fois de plus, se sont traduits  par la présence  de Mme le Ministre de la femme de la solidarité nationale et de la famille qui a présidé la cérémonie d’ ouverture de l’ atelier national. Poursuivant son allocution, elle a relevé que la problématique des  mutilations génitales féminines au regard de leur  ampleur et de leurs  conséquences restent une préoccupation majeure dans le monde en général et en Afrique en particulier. Les droits des petites filles et des femmes demeurent encore largement compromis par des pratiques traditionnelles et coutumières dans de nombreuses communautés bien que des progrès  significatifs aient été enregistrés sur la route de l’égalité entre homme et femme.
    Parlant de l’engagement de la communauté mondiale à travers l’adoption  de la  Résolution A/RES/67/146 de l’Assemblée générale  des Nations Unies en décembre 2012, elle a rappelé  la détermination et la  persévérance des deux organisations qui sont,  le CI-AF et NPWJ. En plus de  leur contribution tout le long du processus d’adoption de la résolution qui marque un tournant décisif aux actions de lutte contre les MGF, ces deux organisations  poursuivent leurs actions à travers la mise en place d’un dispositif de suivi de la mise en œuvre de la résolution,  ce qui constitue la deuxième phase de leur démarche .
    Tout en saluant la tenue de cet atelier national qui offre une opportunité d’analyser le chemin parcouru et d’élaborer les grandes orientations futures, elle a clos son propos en réitérant sa reconnaissance à toutes les personnalités présentes.

Mme Mariam LAMIZANA Présidente du CI-AF lors de son discours introductif

Mme Mariam LAMIZANA Présidente du CI-AF lors de son discours introductif

  • Mme le Ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille, présidente de la cérémonie, intervenant à son tour  a, à l’entame de son allocution, présenté ses vœux de nouvel an avant  de rappeler la gravité et l’ampleur des MGF.  Malgré les efforts de la communauté mondiale, prés de   3 millions  de filles  dans le monde sont exposées au risque de subir cette pratique chaque année. En ce qui concerne le Burkina Faso , malgré l’action conjuguée des différents  acteurs et de  l’Etat qui a permis une  régression du  taux de prévalence chez les filles  de 0 à 14 ans,  le Ministre, tout en présentant les données  statistiques enregistrées au cours de l’ année 2016 relatives au cas de MGF et du  nombre de victimes,  a déclaré que la pratique persiste au sein de plusieurs communautés burkinabé.
    Aussi, a- t- elle exhorté les acteurs à  coordonner leurs stratégies d’intervention et à traduire aussi le leadership que  le Burkina Faso a joué lors de l’adoption de cette  résolution en actes concrets dans sa mise en œuvre.
    Rappelant les objectifs assignés à la rencontre, elle a invité tous les participants à une participation active aux travaux  afin de parvenir à des recommandations concrètes  á même d’impulser une dynamique pour l’élimination  rapide des mutilations génitales féminines.
    Après les notes de reconnaissance au Ministère Italien des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale pour son engagement et sa disponibilité,  á la Banque Islamique de Développement, elle a déclaré ouverts les travaux de l’atelier national.


Mme le Ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille prononçant le discours d’ouverture de l’atelier

 

2 2- Les communications

Pour atteindre les objectifs assignés  à l’atelier national, des communications ont été présentées  afin de permettre aux participants de s’approprier la résolution.

 
Une vue des participants á l’atelier national

    L’exposé sur la résolution

 Cette première communication a porté essentiellement  sur  la définition de la résolution, sa structure, son historique  à travers les instances des Nations Unies.

  • La  résolution de l'Assemblée générale(AG) des Nations Unies est  définie comme étant  une  décision votée par l'AG (193 Membres des Nations unies). Elle n'a pas de valeur juridique contraignante en droit international public ; contrairement aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies (obligatoires) .Les résolutions de l’AG ont une valeur de recommandations à l'usage des pays membres. Elles sont disponibles dans les six langues officielles des Nations Unies.
    Pour ce qui de la structuration, Chaque résolution est en principe composée d’un préambule et d’un dispositif. Chaque partie contient un ou plusieurs paragraphes (ou articles pour certains).
     
    Les paragraphes préambulaires rappellent tout instrument et document pertinents qui existent sur la « question-problème » ou qui fait référence à cette question.
    Le dispositif concentre toutes les recommandations adressées aux Etats et à certains organismes et parfois des instructions à l‘endroit de certaines structures onusiennes et autres.
    Abordant l’historique de la résolution à travers les instances des Nations Unies,  on retient que la question des mutilations génitales féminines (MGF) a été évoquée par l’AG depuis les résolutions 53/117 (1998), 56/128 (2001). Elle a été remplacée par  la Commission de la Condition de la Femme (CCF) qui est une commission technique du Conseil économique et social (ECOSOC), composée de 45 membres élus pour quatre (4) ans; d’où sont issues les résolutions 51/2 (2007), 52/2 (2008), 54/7 (2010) et plusieurs autres décisions sur la question.
     Il faut noter que les recommandations de cette instance (CCF) qui devraient engager tous les Etats, ne le sont pas au même titre.
    Une  résolution  de l’AG  qui passe par l’une des six Commissions de l’ONU est viable, universelle  et relativement plus contraignante pour tous les Etats Membres; d’où la nécessité de l’avoir sur toute question pertinente.
    En ce qui concerne les avantages  de la résolution, il faut  noter qu’une Résolution des Nations Unies est universelle. Elle donnera un appui certain aux pays en lutte contre les MGF en soulignant la gravité de l’impact des MGF sur des millions de femmes et de filles ;
    Elle encouragera à la ratification des conventions et autres instruments régionaux et internationaux qui reconnaissent les MGF comme une violation des droits de l’homme des femmes  et des filles et  impulsera les efforts nationaux de lutte contre les MGF. Elle permettra d’harmoniser les législations en la matière ;

    Historique du procesus d‘adoption de la Résolution 67/146 de L‘AG des Nations Unies.

Cette présentation était articulée autour des trois points essentiels à savoir l’historique, les  grandes étapes et  les activités réalisées.

  • Le rappel historique indique que le  partenariat tissé entre l’ONG italienne No Peace Without Justice et le Comité Inter africain s’est traduit par la mise en place d’une campagne de plaidoyer à travers l’organisation de conférences de haut niveau en Afrique et dans le monde. Les recommandations issues des conférences de haut niveau sur les MGF depuis 2003 dont celle de Dakar en Avril 2010 ont porté sur la nécessité de demander aux gouvernements avec l’appui des organisations régionales et internationales d’élaborer une résolution pour l’interdiction mondiale des MGF par l’AG des NU .
    Afin de soutenir l’idée de la résolution et en assurer un meilleur suivi et une bonne coordination des activités de terrain, il a été mis en place une coalition d’ONG composée du CI-AF, de NPWP et de la Palabre et placée sous la coordination de Mme Chantal COMPAORE, ancienne Première Dame du Burkina Faso, Ambassadrice de bonne volonté du CI-AF.
    Les grandes étapes au nombre de cinq étaient  l’ étape de NEW YORK ( novembre 2010) ; celle de  OUAGADOUGOU (février 2011 ) , d’ADDIS ABÉBA ( mars et mai 2011)  de CONAKRY  (AVRIL 2011) , de DJIBOUTI  en mai  et de DAKAR en décembre 2011
    Les activités réalisées qui ont constitué l’essentiel de cette vaste et gigantesque campagne internationale de plaidoyer de haut niveau  ont été la sensibilisation, les plaidoyers de haut niveau et les activités de communication./p>

  Exposé sur la mise en œuvre de la résolution
La résolution A/67/146 est biannuelle. Les Etats membres/ONU ont le devoir de rendre compte  avant la 2ème année de la mise en œuvre de la résolution afin de permettre également au SG/ONU de rendre compte en basant  sur les informations fournies par les Etats, les entités des Nations Unies qui traitent du sujet, des rapports d’ONG et OSC. Le rapport indique qu’un nombre important de mesures ont été prises à l’échelle nationale, régionale et internationale pour favoriser l’élimination des mutilations génitales féminines. On  constate cependant  que la pratique des MGF  est en augmentation chez les migrantes; le taux de prévalence des MGF dans certains pays dépasse encore 90% (Djibouti, Somalie…) .Bien que de nombreux pays aient adopté des lois et pris des mesures, leur application  demeure insuffisante.
Aussi des recommandations ont –il été formulées en 2014.  Il s’agit surtout  d’ œuvrer dans  le domaine de la prévention et établir une réelle coordination des activités à tous les niveaux.

  •  Les discussions
    Toutes les communications étaient suivies d’échanges  permettant ainsi  aux communicatrices d’apporter  les réponses adéquates  aux préoccupations posées. Pour l’ essentiel, elles ont été focalisées sur la question du caractère non contraignant de la résolution et l’absence d’un moyen de contrôle et de  pression  des Nations Unies à      l’égard des Etats qui jusque là n’ont pas adopté des textes législatifs interdisant les MGF. A cette discussion, il a été proposé d’explorer la faisabilité de faire voter un texte par une autre instance onusienne tel le Conseil de sécurité pour donner une valeur contraignante à la résolution sur les MGF.
    3- 2 LES TRAVAUX DE  GROUPE
    La deuxième journée a été consacrée aux travaux de groupes.
     Afin de  permettre aux participants de faire une revue des actions menées et de tirer un bilan de la mise en œuvre de la résolution au Burkina Faso, deux groupes de travail ont été constitués.

 


Une vue des différents groupes de travail

3.2.1 Les termes de références des travaux de groupe

Les deux groupes avaient  mission de réfléchir sur les points suivants :
Faire une lecture comparative des deux documents de résolution afin de relever :

1)     les engagements et les  actions menées au Burkina Faso qui constituent la mise en œuvre concrète de la résolution dans les domaines suivants :

  • autonomisation des femmes;
  • sensibilisation (toutes formes);
  • stratégies et plans d’action nationaux;
  • prise en compte des migrants et refugies;
  • respects des engagements et obligations contractées,
  • mise en place de cadres législatifs et leur application
  • élaboration de méthodes et normes communes de collectes de données, et mécanismes de responsabilisations adéquats;
  • accroissement de l’appui financier (nationaux et internationaux)  aux acteurs – Comités nationaux, programme conjoint UNFPA-UNICEF);
  • travail en partenariat (local, régional (transfrontière) et international)

2)    Relever  les obstacles et les contraintes qui ont entravé la mise en œuvre de la révolution.
3)    Identifier les défis  et les stratégies à développées  pour relever ces défis.
4)    Faire les recommandations permettant de traduire en actes concrets la résolution tout en identifiant les structures interpellées par ses recommandations.

3.2.2 Les Conclusions des travaux de groupe

A l’issue des travaux  et des plénières les  conclusions suivantes ont été retenues:

3.2.2.1 Les engagements et les  actions menées au Burkina Faso qui constituent la mise en œuvre concrète de la résolution

Au plan  institutionnel
Plusieurs structures et institutions ont été créées :
-    le Ministère  de la Femme de la Solidarité Nationale et de la Famille ;
-    la  Direction générale chargée de l’autonomisation économique des femmes au MFSNF ;
-    la Direction Générale de l’Autonomisation Economique de la Femme ;
-    le CONAP/genre ;   
-     le  Secrétariat Permanent du Conseil National de Lutte contre la Pratiques de l’Excision SP/ CNLPE.
Au plan économique  
-    mise en place  d’un fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes ;
-    mise en place le 5 mai 2014 d’un guichet d’appui à l’entreprenariat féminin doté d’une ligne de crédit  et ouvert auprès du fonds burkinabé de développement économique et social (FBDES) permettant aux femmes entrepreneures de bénéficier des crédits à des conditions acceptables ;
-     mise en place en 2014, au sein de la de la Société  Financière de Garantie Inter bancaire du Burkina Faso (SOFIGIB) d’un fonds de garantie  dédié exclusivement à la garantie des prêts pour l’entreprenariat féminin.
Au plan politique
adoption en conseil des ministres :
-    d’une stratégie nationale de lutte contre les mariages d’enfants(2015) ;
-    d’un plan stratégique national pour la promotion de l’élimination des MGF 2016-2020 ;         
-    d’un Plan  d’action  triennal 2016-2018 ;
-    d’une Stratégie nationale de promotion de l’entreprenariat féminin en juin 2015.

Au plan  législatif :
adoption de :
- la loi N 010-2009/AN du 16 avril 2009 portant fixation de quota aux élections législatives et aux élections municipales au Burkina Faso ;
 - la loi 061-2015/CNT portant prévention, répression et réparation des violences á l’égard des femmes et des filles et prise en charge des victimes ;
 - la loi N°043/96/ADP réprimant la pratique de l'excision novembre 1996 ;
- la loi N° 034-2009/AN du 16 juin 2009 portant régime foncier rural consacre également le principe d’égalité homme/femme dans l’accès à la terre en milieu rura

3.2.2.2 les obstacles et les contraintes qui ont entravé la mise en œuvre de la résolution.

Ces obstacles sont d’ordre économique, socio culturel,  structurel  politique  et comprennent

  •  LES OBSTACLES ECONOMIQUES/ STRUCTURELS :
    - la pauvreté des populations qui a surtout un visage féminin;
    - l’insuffisance de fonds alloués aux femmes ;
    - la faible non déconcentration de ces fonds ce qui les rend inaccessibles aux femmes du milieu rural ;
    -  l’insuffisance de fonds pour la mise en œuvre des  activités de sensibilisation ;
    - le faible niveau de scolarisation/ alphabétisation des femmes ;
    - l’insuffisance de la prise en compte des Migrants dans les stratégies et plans d’action d’éliminations des MGF
  • LES OBSTACLES SOCIO-CULTURELS :
    - la persistante des  pratiques socioculturelles néfastes;
    - la méconnaissance  des textes juridiques par les populations ;
    - l’insuffisance de formation des femmes ;
    - la méconnaissance par les femmes de l’existence des fonds d’appui aux activités rémunératrices ;
    - la pratique transfrontalière de l’excision ;
    - la faible appropriation des stratégies par les acteurs terrain ;
    - l’absence de plans de suivi évaluation des stratégies et plans
  •  LES OBSTACLES JURIDIQUES :
    - la faiblesse des peines prévues par la loi ;
    - les conditions de détention inadaptées pour les condamnées (exciseuses très  âgées,  femmes ayant des enfants á très bas âge) ;
    - l’inexistence ou faible application de la loi contre les MGF dans certains pays frontaliers ;

3.2.2.3 LES DEFIS A  RELEVER
Les participants ont identifié de nombreux défis qui restent à relever afin de renforcer la mise en œuvre de la résolution :
- renforcer l’accessibilité des femmes aux crédits par l’assouplissement des conditions d’accès, la déconcentration des fonds et la sensibilisation ;
- renforcer les capacités de négociation et  de gestion des micro crédits ;
- intensifier les actions d’IEC-CCC contre les pratiques socio-culturelles néfastes en ciblant les leaders coutumiers et religieux ;
- réviser les textes juridiques et réaliser des campagnes d’information et sensibilisation au profit des populations sur ces instruments juridiques ;
- mobiliser les ressources pour la mise en œuvre des stratégies de lutte qui doivent intégrer le renforcement des capacités économiques de femmes ;
- intensifier la scolarisation, le maintien des filles á l’école et l’alphabétisation des femmes ;
- encourager le secteur privé á investir dans l’autonomisation des femmes ;
- promouvoir et vulgariser l’approche éducative de la lutte contre les MGF en Afrique ;
- revoir/adapter les approches en matière de sensibilisation ;
- diffuser /Vulgariser les stratégies et plans auprès des acteurs ;
- harmoniser les lois des pays africains ;
- renforcer le partenariat entre les pays pour l’adoption et la mise en œuvre effective des lois réprimant les MGF ;
- mettre en place des cellules de veille au niveau des frontières et intensifier les patrouilles dans ces zones ;
- réviser les plans pour prendre en compte les migrants et les réfugiés ;
- mettre en place un système de collecte et de diffusions des données et des bonnes pratiques en matière de lutte contre les MGF.

III LES RESULTATS ATTEINTS ET CONCLUSIONS DE L’ATELIER

En plus de la synthèse des travaux de groupe qui fait ressortir un bilan sans complaisance des actions menées au Burkina Faso, les principaux résultats et conclusions de l’atelier national sont les recommandations formulées et  la déclaration  faite par les participants au terme des travaux.  

  •  La recommandation
    En réponse à l’un des constats fait dans le rapport du Secrétaire Général des Nations et qui est mentionné dans le préambule de la résolution A/ RES/ 69/150, les participants ont formulé une recommandation relative au renforcement du mécanisme de coordination des actions, aux mécanismes de collectes et de capitalisations des données de promotion de l’élimination de la pratique des MGF au Burkina Faso.
  •  La Déclaration
    Pour marquer leur volonté à œuvrer à l’élimination des MGF au Burkina Faso, les participants et participantes à l’atelier national : BanFGM pour l’élimination des mutilations génitales féminines ont fait une déclaration pour exprimer leur engagement à développer des stratégies novatrices et à intensifier les actions visant l’élimination des MGF au Burkina Faso. Cette déclaration exhorte en outre l’Etat burkinabè à soutenir les acteurs par un accroissement de la ligne budgétaire en vue de la mise en œuvre des actions visant l’accélération de l’élimination des MGF au Burkina Faso.


Mme Estelle Floriane BOUGOUMA Epouse de Monsieur le Ministre des Infrastructures lisant la déclaration

IV- La  clôture  des travaux
Une cérémonie de clôture a mis fin aux travaux de l’atelier national BanFGM SUR
la mise en œuvre de la Résolution A/RES/67/146 de l'ONU sur l’intensification de l’action mondiale visant à éliminer les mutilations génitales féminines (MGF) au Burkina Faso. Présidée par la Secrétaire d’ Etat à l’ Action sociale et à la lutte contre l’ exclusion sociale représentant Madame  le Ministre de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille, empêchée , cette cérémonie  a été honorée par la présence de Madame Sika KABORE , Epouse de Son Excellence  Monsieur le Président du Faso  et de Madame Chantal DIALLO  Epouse  de Son Excellence monsieur le Président de l’ Assemblée Nationale.


Présidium de la cérémonie de clôture de l’atelier national

Une seule allocution, celle de la présidente de cérémonie a été livrée. Dans son intervention, elle dit être satisfaite des conclusions et résultats des travaux  qui indiquent  clairement  que les objectifs de la rencontre ont été atteints. 
Tout en félicitant les participants,  pour les résultats obtenus, elle a exprimé sa détermination  à œuvrer à la prise en compte des défis  identifiés ainsi que  la mise en œuvre des pertinentes recommandations formulées. L’invite a également été faite à tous les acteurs de la promotion de l’élimination des MGF  à faire siens chacun en ce qui le concerne les recommandations issues de cet atelier national.
Réitérant sa gratitude au Ministère Italien des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale, au Comité Inter-Africain, à No Peace Without Justice,  et à l’ONG  Voix de Femmes et à tous les participants, elle a  déclaré clos l’atelier national  sur la mise en œuvre de la Résolution A/RES/67/146 de l'ONU sur l’intensification de l’action mondiale visant à éliminer les mutilations génitales féminines (MGF) au Burkina Faso.


Photo de famille des participants avec la Première Dame lors de la clôture de l’atelier national

 

Les rapporteurs


       Raphaël  K. ZONGNABA                                              Perpétue TOE

 

Newslatters

Souscrivez vous et soyez informés sur :

  • Nos activités
  • Nos actualités
  • Nos publications
  • les info sur toutes nos actions

Nos contacts

09 BP 383 Ouagadougou - secteur 42, Armt 10
Bureau : (00226) 50 40 21 66
Presidente : ( 00226) 70 26 26 07 et 50 38 47
SG :( 00226) 70 26 97 14
Coordonnateur :( 00226) 70 29 22 33